Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Public Sénat
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Le 7 mars, le Conseil constitutionnel n’avait validé que 197 parrainages en faveur de Philippe Poutou, le candidat du Nouveau parti anticapitaliste (NPA). Son porte-parole, Olivier Besancenot, invité de Public Sénat et Sud Radio, « ne cache pas son inquiétude ». « Ça va se jouer dans un mouchoir de poche. »
« Aujourd'hui, si on est un peu honnête, le seul candidat qui risque d'avoir des difficultés, c'est Philippe Poutou, parce qu'aujourd'hui on est dans une situation où on a 197 signatures qui ont été validées, il nous reste à peu près huit jours pour les obtenir. »
Olivier Besancenot, favorable à un « parrainage populaire », met en cause le nouveau système mis en place pour cette présidentielle, dans lequel les noms des élus sont rendus publics. « Le système politique se resserre un peu plus », déplore-t-il. « Cela met un peu plus encore la pression sur les maires. »
L’ancien candidat à la présidentielle met d’ailleurs en doute la publication au « fil de l’eau » du Conseil constitutionnel. « Il filtre de temps en temps. Nous, on est passé de 1 à 197 [signatures] en quelques jours, sans que l'on comprenne pourquoi. »
Dans « Territoires d’Infos », Olivier Besancenot lance un appel solennel aux maires : « vous avez le pouvoir de permettre à des courants comme les nôtres de pouvoir s'exprimer. » Avant d’interpeller les « partis institutionnels » :
« Je leur demande de lâcher la pression sur les maires qu'on a rencontrés, qui nous ont fait des promesses et dont on sent qu'il y un certain type de pression qui s'exerce sur eux. »
Saluant le parrainage de l’euro député EELV José Bové pour Philippe Poutou, Olivier Besancenot « espère que ce type d'initiative pourra être entendu par d'autres ».
L’employé de la Poste le plus célèbre de France a également raillé le revenu universel proposé par Benoît Hamon, une « fausse bonne idée ». Selon lui, c’est :
« Un cadeau empoisonné pour avaliser l’idée que l’on va s’habituer à six millions de chômeurs »
En revanche, le porte-parole du NPA s’est dit favorable à une « allocation d’autonomie et d’études pour les jeunes » ou encore à la création d’une « nouvelle branche de la Sécurité sociale pour des salariés qui perdent leur travail ».